On est en juillet le temps des moissons n’est pas loin. Hélas, en Alsace, le maïs est devenu plus qu’envahissant. De toutes tailles et de toutes sortes il
croît dans les champs autrefois occupés par des cultures diverses. Rares sont les taches dorées des champs de blé,
d’avoine, d’orge ou de seigle. J’ai,
malgré tout, sur le trajet vers le Rhin, trouvé quelques champs de céréales plus ou moins envahis par des fleurs,
comme d'antan, lorsque bleuets,
coquelicots et marguerites partageaient l’espace avec les épis. En ce temps là, on faisait de jolis bouquets de
fleurs et on cueillait treize épis de blé
qu’on laissait sécher dans un vase posé dans une pièce de la maison. La croyance voulait que l’argent ne manquerait
pas tant que les épis dureraient.