• Roses vertes et potentilles
    Roses vertes du saule et potentilles
    le tableau que tante Jeanne m'a offert


    http://i448.photobucket.com/albums/qq201/bobtedphil/Green_rose_by_Clarkkent551.jpg

                           Vraies roses vertes

     

    Comme je vous le disais hier, tante Jeanne a peint d’une manière bien poétique cette malformation du saule provoquée par des parasites. Elle a fait un très beau bouquet qu'elle m’a offert. J’étais alors en classe de cinquième et je dessinais assez bien pour que ma prof m’inscrive à un concours de dessin. L’épreuve se déroulait dans une classe du second étage de l’Institution Saint Jean. Le thème du concours a été dévoilé sur place, il s’agissait de dessiner un bouquet de fleurs. C’était facile vu que je connaissais bien les fleurs. Voulant être originale j’ai mis dans l’arrangement de fleurs sauvages la fameuse rose verte qui me plaisait tant. Mon bouquet était très joli : coquelicots, bleuets, marguerites, boutons d’or, iris, épis de blé et les fameuses roses vertes. Sœur Anne était désespérée : « mais qu’est-ce qui t’as pris pour colorier les roses en vert. Tu aurais pu obtenir le premier prix mais le jury t’as éliminée pour cette fantaisie.» Malgré cette teinte le jury aurait dû m’accepter car la vraie rose verte existe bel et bien. Elle serait née d'une mutation de Rosa chinensis, le rosier de Chine à la fin du XVIIe siècle. Elle a été introduite dans le commerce en Europe en 1856 par les pépinières britanniques "Bembridge and Harrison".


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  • Indiens Une de mes première sortie à Anchorage a été la soirée Bingo au cercle des amis de tante Jeanne parmi eux de nombreux autochtones c’est à dire des indiens et des eskimos. Je ne connaissais absolument pas ce jeu qui, de nos jours, se joue chez nous sous le nom de loto. C’était le grand soir, la recette était le Big Jackpot, la cagnotte de l’année. Pour cela il fallait recouvrir toutes les cases de la plaque achetée un dollar. On couvrait le numéro annoncé en poussant le couvercle. Le temps passait, la salle était silencieuse. J’avais presque tous les numéros qui s’étaient affichés au fur et à mesure au tableau lumineux. D’un œil je louchais sur mes vo Chevrolet acquise en 1967 isines, elles aussi n’étaient pas loin du Cover All. Tante Jeanne par contre avait plein de cases non couvertes dont certains numéros étaient pourtant affichés au tableau. Je décidais de contrôler sa plaque et me mis à couvrir ses cases le plus vite possible afin de rester à l’écoute du nouveau numéro annoncé. Il ne restait plus qu’une case ouverte lorsque le nombre qu’elle affichait sortit. D’un bond je me suis levée et criais : "bain jo". Des centaines d’yeux, certains protégés par des lunettes à strass, se fixèrent interrogateurs sur cette intruse que personne ne connaissait. J’avais l’impression d’être fusillée. Tout en brandissant la plaque qui venait de gagner une coquette somme je dis : "ce n’est pas la mienne mais celle de Jeanne". Toute la salle poussa un soupir de soulagement et se mit à applaudir. Moi je me sentais soulagée car tante Jeanne venait de gagner de quoi payer la belle Chevrolet bleue.


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  • Chevrolet acquise en 1967 Début juillet 1967 j’ai atterri pour la première fois à Anchorage. Je ne savais pas parler l’Anglais si ce n’est le peu appris en classe. Mais tante Jeanne voulait absolument parcourir les routes de ce pays « une dernière fois » comme elle disait. Elle avait l’habitude de prendre l’avion et retrouver les routes d’Alaska était un chose qui lui tenait à cœur. Certes, je comprenais à peu près ce que je lisais, mais parler c’était autre chose. Dès ma descente de l’avion elle m’a remis le manuel du code de la route Alaskan, différent du nôtre sur de nombreux points. J’étais inscrite pour passer le permis sous huit jours. Figurez-vous que, hormis une phrase que je n’avais pas bien comprises j’ai réussi du premier coup le code qui comprenais 48 questions à réponses multiples. On avait droit à trois erreurs, j’en ai fait une par manque de compréhension. Pour la conduite aucun problème, pas le droit de parler au moniteur. La responsable m’a félicitée, selon elle je faisais mieux que bien des Alaskans. Tante Jeanne était ravie. On pouvait partir à l’aventure dans la belle Chevrolet bleue qu’elle avait réservée en cas de succès.


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  • Congrès des Soroptimist à Lausanne

    Congrès des Soroptimist 1964 Extrait de mon journal  au 1er septembre 1964 : Mme Hoeler, Présidente Internationale du S.I. prononce le discours d’ouverture. Des scouts apportent les drapeaux des 37 nations présentes au congrès. Viennent ensuite les discours de M. Max Petitpierre, représentant d’honneur de la Suisse, de M. le Ministre, de M. le Conseiller Fédéral etc.

    Congrès des Soroptimist 1964 Photos prises le vendredi 4 09 64 lors de la réception offerte par les autorités suisses.


    Quatre femmes, quatre nations : tante Jeanne (USA), moi (France), une "Sœur" allemande et une "Soeur" italienne.


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  • Géraniums sauvages et potentilles
    Ce jour là nous étions à Interlaken  en Suisse. Nous avion pris part au Congrès des Soroptimist à Lausanne. Tante Jeanne y avait pris froid. Elle reprenait des forces au Weiße Kreuz
    (Croix Blanche), un hôtel où ma famille passait souvent les vacances.
    Elle était attablée avec le propriétaire des lieux et lui vantait les tableaux qu’elle avait emportés avec elle. Sur le moment je n’avais pas saisi ce qui se passait. Mais avec le recul j’ai compris : elle vendait des tableaux en échange de huit jours supplémentaires à passer dans le bon air des montagnes.


    Géraniums sauvages et potentilles


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