• Souvenir quand tu nous tiens : Tante Jeanne et moi 4

    Tante Jeanne à l’œuvre, photo copyright

    Avant de connaître Sydney, Jeanne subvenait à ses besoins en peignant des paysages, mais surtout des fleurs, sur divers objets à l’usage des dames au début du XXème siècle : coffrets à bijoux, petits sacs pour le théâtre, éventails etc. Quand je l’ai connue, elle avait du succès en peignant les fleurs sauvages de l’Alaska sur fond noir.

    Souvenir quand tu nous tiens : Tante Jeanne et moi 4

    Tante Jeanne dans son atelier, photo copyright

    Longtemps auparavant elle avait peint des fleurs imaginaires sur fond clair.

    Souvenir quand tu nous tiens : Tante Jeanne et moi 4

    Une des fleurs fantaisies, photo copyright

    En 1974 a paru "An Album of Alaskan Flowers" by Jeanne Laurence, The Salisbury Press. En 1973, ma chère tante, alors âgée de 86 ans, s’est bien fatiguée à peindre plus de 100 nouvelles planches pour la sortie de ce livre.


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  • Souvenir quand tu nous tiens : Tante Jeanne et moi 3

    Photo copyright

    Tante Jeanne avait pris l’habitude de venir nous rendre visite. Elle restait quelques mois sur le continent Européen avant de retourner en Amérique. Habituée au bon air de l’Alaska, elle se plaignit très vite de la pollution : elle trouvait que l’air de Colmar sentait mauvais, les journaux aussi, leur encre déteignait, la colle des timbres avait un goût amer alors qu’aux USA il existait différents parfums… Quand elle n’en pouvait plus elle partait pour les montagnes suisses. Généralement mon père l’y conduisait.

    Durant l’été, au début des années 60, juste après mon bac alors que j'avais foncé mes cheveux, j’ai pris la relève c’est ainsi que mon aventure avec "Jeannie", comme l’appelait les Alaskans, a commencé. La photo ci-dessus a été prise dans la salle de spectacle du casino d'Interlaken en Suisse."</span


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  • Souvenir quand tu nous tiens : Tante Jeanne et moi 2

    Quatre années avant le décès de tante Jeanne je suis retournée en Alaska afin de lui tenir compagnie comme je le faisais souvent. Malgré ses 88 ans elle était encore très dynamique et désirais que je l’accompagne dans ses divers déplacements. Sachez qu’elle aussi était peintre. Oh ! Elle n’avait de loin pas le talent de son époux mais se débrouillait bien pour vivre de son art. Bien qu’il faille admettre que c’était surtout son statut de veuve de l’illustre homme qui lui amenait les acheteurs devenus au fil du temps plus amis protecteurs que clients. Un jour de juillet 1976 nous avons été invitées par la direction de l’hôpital d’Anchorage qui désirait faire paraître un article dans le Times. C’est ainsi que cette photo sur laquelle je suis avec tante Jeanne et la mère supérieure a paru dans l’Anchorage Times sous le titre : Célébrités à l’hôpital.


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  • Au début des années 2000 j'ai publié mes aventures survenues grâce à tante Jeanne. Aujourd'hui le republie ces merveilleux moments.

     

    La sœur de ma grand-mère est partie pour les Amériques après la première guerre mondiale. Elle y a fait la connaissance de Sydney Laurence artiste peintre. Tante Jeanne, née Kunath, et Sydney se sont mariés le 8 mai 1928 en Californie, juste avant de partir pour l’Alaska. Sydney y avait séjourné souvent, il faisait partie des notables du coin. Leur arrivée fut attendu avec ferveur et enthousiasme. L’aventure de tante Jeanne et de Sydney a été relaté dans un feuilleton télévisé diffusé aux USA. Loin de moi l’idée d’en faire autant…D’ailleurs mon grand-oncle est mort juste avant ma naissance. Toutefois j’ai vécu un laps de temps avec tante Jeanne qui avait vingt ans de moins que son époux et qui lui a survécu pendant 40 ans. Elle est morte en 1980, elle avait 93 ans. C’est grâce à elle que j’ai connu ce merveilleux pays.

      

     

    Photo du mariage
    Sydney Laurence : Campement Athapaskan à Valdez (1914)


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  • Souvenir quand tu nous tiens : Tante Jeanne et moi

    Tante Jeanne avec son livre sur les fleurs de l'Alaska

    Tante Jeanne s’est spécialisés dans la peinture des fleurs sauvages. Elle peignait les fleurs trouvées en Alaska, tandis que son mari s’adonnait à la peinture des paysages et à la photographie. Son but était de faire paraître un livre sur toutes les plantes à fleurs qu’elle avait observées et mises sur papier. Alors que j’étais chez elle en 1967, elle a été contactée par une maison d’édition qui était intéressée par ce projet. L’éditeur allait imprimer le livre à condition que tante Jeanne relate sa vie avec son époux Sydney Mortimer Laurence. Jeanne n’étant pas douée pour la prose on m’a demandé d’être son nègre. C’est à dire mettre sur papier ce que Jeanne me conterait. A l’époque mes faibles connaissances en anglais m’ont fait renoncer. Malgré mon refus, An Album of Alaskan Wildflowers ( un album des fleurs sauvages d’Alaska) allait paraître sept ans plus tard.


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