•  Parmi les trésors que contient la bibliothèque de mon époux Jacques se trouve un volume intitulé : Découverte de Versailles . Je ne me souviens plus comment il a acquis cette merveille en 45 planches, numérotée et réalisée par les éditions Hier& Demain sortie de l’impression le 15 février 1974. Toujours est-il que je partage avec vous quelques extraits.http://i49.tinypic.com/kdk7z7.jpg

     Réception des Chevaliers de l’Ordre de Saint-Esprit dans la Chapelle Royale de Versailles

    Vue d’optique éditée chez Huquier à Paris

     La chapelle royale de Versailles qui apparaît sur cette gravure est celle que nous voyons aujourd’hui, c’est la cinquième du château. Commencée en 1689, les travaux furent interrompus et prirent fin qu’en 1710, cinq ans avant la mort de Louis XIV. Construite en pierre blanche de Créteil, elle est l’œuvre de Jules Hardouin-Mansart. À la mort de l’architecte en 1708, son beau-frère Robert de Cotte reprit la direction du chantier.

    Dédiée à Saint-Louis, la chapelle est disposée en forme de chapelle palatine et comprend deux étages. Un soubassement de forts piliers supporte la colonnade corinthienne du premier étage. Les bas côtés et le déambulatoire sont surmontés de tribunes ouvrant largement sur la nef centrale. La tribune royale, au premier étage, fait face à l’autel. Les piliers sont décorés de sculptures se rapportant à l’Ancien et au Nouveau Testament. Une importante équipe d’artistes y collabora. L’harmonie blanc et or de cette chapelle inondée de lumière est réchauffée par les peintures de la voûte dues à Jouvenet, La Fosse et Coypel et par un dallage de marbre polychrome.

    Le Roi assistait tous les jours à la messe dans le chapelle qui servit aussi de cadre aux fastes religieux de la Cour de 1710 à 1789 : une des cérémonies les plus célèbres est sans doute celle du mariage de Louis XVI avec la jeune Marie-Antoinette, Archiduchesse d’Autriche, le 16 mai 1770. Cette gravure montre une des cérémonies qui s’y déroulaient régulièrement trois fois l’an (aux jours de l’an, de la Purification et de la Pentecôte) : la réception par le Roi des nouveaux chevaliers promus dans l’Ordre de Saint-Esprit. Le 2 février 1724, Louis XV, alors âgé de 14 ans, avait nommé cinquante-huit chevaliers dans cet ordre et nous le voyons ici recevoir leur serment le 3 juin suivant.


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  • Parmi les trésors que contient la bibliothèque de mon époux Jacques se trouve un volume intitulé : Découverte de Versailles . Je ne me souviens plus comment il a acquis cette merveille en 45 planches, numérotée et réalisée par les éditions Hier& Demain sortie de l’impression le 15 février 1974. Toujours est-il que je partage avec vous quelques extraits.http://i49.tinypic.com/2imak41.jpg

    Cérémonie dans la chapelle de Versailles

    Gravure de Sébastien Leclerc (1639 – 1714) d’après Antoine Pezey

    Cette gravure exécutée d’après le tableau d’Antoine Pezey, conservé au Musée de Versailles, représente une des grandes cérémonies qui se déroulèrent dans les chapelles de Versailles. Les soldats, carabine sur l’épaule, contiennent la foule des courtisans qui regardent le marquis de Dangeau, Grand Maître des Ordres réunis de N.-D. du Mont Carmel et de Saint-Lazare, prêter serment entre les mains du Roi.

    Cette chapelle qui a précédé celle qui existe actuellement avait été élevée en 1682. Détruite à la fin du règne, lors de la construction de la chapelle définitive, elle était située à l’emplacement du salon d’Hercule.

    C’est dans cette chapelle que Bossuet et Bourdaloue prononcèrent leurs sermons. Ici furent célébrés les mariages du Duc de Bourgogne avec la Princesse de Savoie, du Duc de Chartres avec Mademoiselle de Blois et les cérémonies de l’Ordre du Saint-Esprit.

    Cette vaste chapelle rectangulaire est dallée de marbre noir et blanc et ouvre sur les jardins par deux arcades. Elle est surmontée d’un attique à trois fenêtres séparées par des figures d’anges en forme d’atlantes. On y pénétrait au rez-de-chaussée par une grande grille ouvrant sur le passage entre les cours et les jardins, tandis que la tribune royale, à l’étage, communiquait directement avec les appartements du Roi. Deux oratoires en forme de logettes garnies de cristal enchâssé dans des baguettes de bronze étaient réservées aux dévotions du Roi et des Princes ( la Reine étant morte en 1683).

    Le grand maître-autel avec ses colonnes corinthiennes supportant un fronton et encadré de deux grandes figures d’anges debout a été conservé. Il orne maintenant l’église de Marly.


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  • Parmi les trésors que contient la bibliothèque de mon époux Jacques se trouve un volume intitulé : Découverte de Versailles . Je ne me souviens plus comment il a acquis cette merveille en 45 planches, numérotée et réalisée par les éditions Hier& Demain sortie de l’impression le 15 février 1974. Toujours est-il que je partage avec vous quelques extraits.

     La Galerie des Glaces

    Vue d’optique du XVIIème siècle

     En 1678, Louis XIV charge Jules Hardouin Mansart de relier les appartements royaux du premier étage par une galerie, au lieu de la terrasse primitivement aménagée par le Vau. Les décorateurs dirigés par le Brun, y travaillèrent de 1679 à 1686.

     

    La galerie est éclairée par dix-sept hautes fenêtres cintrées auxquelles répondent autant d’arcades feintes garnies de miroirs. La Grande Galerie mesure soixante-treize mètres de longueur, dix mètres de largeur et treize mètres de hauteur.

     

    La voûte en plein cintre est peinte sur toute son étendue par Le Brun qui y relate, sous forme d’allégories à l’antique, l’histoire de Louis XIV depuis le début de son gouvernement personnel en 1661 jusqu’à la paix de Nimègue en 1678. Neuf grandes peintures sur toile illustrent, de part et d’autre d’un " Louis XIV gouvernant par lui-même ", les victoires du Roi sur les puissances alliées. C’est le plus grand ensemble pictural existant en France.

     

    Huit des plus belles statues antiques des collections royales ornaient la galerie (quatre d’entre elles ont retrouvé leur place dans les niches de marbre surmontées de trophées).

     

    Cette galerie «  la plus belle et la plus magnifique qui soit au monde » (Mme de Sévigné) était « enrichie de marbres, de glaces, de peintures, de statues antiques, de tables de porphyre et de bustes, de même sur des scabellons, de vases et de navicelles d’albâtre artistement travaillés, de grands et hauts guéridons richement sculptés et dorés, de girandoles de cristal pour mettre des bougies… » (Félibien).

     

    Elle servait ordinairement de passage et les courtisans y attendaient chaque jour le Roi et la Famille Royale à l’aller et au retour de la messe.

     Sous Louis XIV, la galerie fut le cadre de grandes ambassades extraordinaires ; elle servit sous Louis XV et Louis XVI de lieu de fête où se déroulaient les bals masqués du mardi-gras ainsi que les grands bals donnés lors des mariages princiers ( celui du dauphin, fils de Louis XV en 1745, celui du Dauphin, futur Louis XVI, avec Marie-Antoinette en 1770…).


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  • Parmi les trésors que contient la bibliothèque de mon époux Jacques se trouve un volume intitulé : Découverte de Versailles . Je ne me souviens plus comment il a acquis cette merveille en 45 planches, numérotée et réalisée par les éditions Hier& Demain sortie de l’impression le 15 février 1974. Toujours est-il que je partage avec vous quelques extraits.

    http://i49.tinypic.com/2ppaufk.jpg

    Vue de la Galerie des Glaces

    à l’époque de Louis XIV

    Gravure de Jean Dolivar (1641-1692) d’après Berain

    Le trône du Roi est placé sur une estrade et entouré du mobilier en argent massif : vases, guéridons de six pieds de haut à figures de femmes, tables, buires… Ce mobilier ciselé par les Ballin émerveilla toute l’Europe et proclamait la richesse du Roi. Ce mobilier au milieu duquel Louis XIV reçut les ambassadeurs de Moscovie, du Siam et de la Porte, fut fondu en 1689 sur ordre du roi pour payer les frais de la guerre de la Ligue d’Augsbourg et remplacé par un mobilier de bois sculpté et doré.

     Dans la Description de Versailles (1703)  Félibien s’exprime ainsi : « Le Grand Appartement du Roi, la Galerie, ses deux salons, étaient remplis autrefois d’une infinité d’ouvrages d’orfèvrerie qu’on n’y trouve plus aujourd’hui ; car sans parler d’un grand nombre de figures et de statues d’argent, combien y avait-il de caissons d’orangers, de bassins et de corbeilles d’argent, de brancards, de tables, de bancs de dix à douze pieds de longueur… combien de balustres, d’escabelles, de torchères, de guéridons, de cassolettes, de girandoles, de cuvettes, de seaux, de buires, de brasiers, de chandeliers et de candélabres d’un tel poids que les hommes les plus robustes ne pouvaient faire mouvoir… Dans ces ouvrages l’excellence du travail surpassait même la matière ; cependant à considérer le seul prix de l’argent qui montait à la valeur de plusieurs millions d’or, on pouvait dire qu’il n’y avait point ailleurs de richesses semblables… Durant la dernière guerre, Sa majesté a répandu libéralement dans le sein de l’Etat un amas si précieux de richesses, exemple que la postérité proposera quelque jour aux princes qui s’efforceront d’imiter la conduite et les vertus héroïques du Roi. »


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  • Parmi les trésors que contient la bibliothèque de mon époux Jacques se trouve un volume intitulé : Découverte de Versailles . Je ne me souviens plus comment il a acquis cette merveille en 45 planches, numérotée et réalisée par les éditions Hier& Demain sortie de l’impression le 15 février 1974. Toujours est-il que je partage avec vous quelques extraits.http://i47.tinypic.com/zw0ufl.jpg

    Gravure éditée chez Le Noir à Paris

    C‘est dans la cour du château de Versailles qu’eut lieu une des premières expériences aéronautiques, le 19 septembre 1783 en présence du roi, de la Reine et de la Famille Royale, et d’une foule immense que les gazetiers estimèrent à plus de 120 000 personnes. Louis XVI du balcon de sa chambre, Marie-Antoinette installée sous une tente installée sur la terrasse de l’aile gauche de la cour, regardent Monsieur de Mongolfier présenter sa nacelle ornée des chiffres du Roi dans la Cour des Ministres. Dans la nacelle avaient été placés trois animaux : un mouton, un coq et un canard. Le ballon s’éleva et prit la route du sud; après huit minutes de vol, sa course s’arrêta à trois kilomètres de Versailles au carrefour du bois des Hubies. Les animaux furent retrouvés indemnes et le mouton eut l’honneur de la messagerie royale où il fut gardé « pour le premier animal qui ouvrit la voie des airs ». Les expériences se multiplièrent ensuite. Pilâtre de Rozier, le premier des aéronautes, s’envola de Versailles en compagnie du chimiste Proust le 23 juin 1785 en présence de la Famille Royale et du roi de Suède Gustave III en visite à Versailles, dans une nacelle qui, cette fois, portait le nom de la Reine, et qui accomplit douze lieues après quarante minutes de vol.


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