• Ces vues : l’une vers les Vosges, l’autre vers la plaine du Rhin, prises depuis le clocher de la collégiale Saint-Martin sont l’œuvre de mon grand-père.
    Jusque dans les années 60, il était possible d’accéder au toit de ce que les anciens nommaient "cathédrale" bien qu’aucun évêque ne l’occupait plus depuis longtemps. Cette habitude persiste de nos jours, et pour cause, sur la place aux pieds de l’édifice il est un panneau sur lequel on peut lire : Place de la Cathédrale.

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  • Dans l’album de grand-père cette photo, prise par lui en 1913, porte la légende Tellermarkt, traduction littérale le marché aux assiettes. En ce qui me concerne, je dirais plutôt le marché de la vaisselle. Il se tenait sur la place de la cathédrale face au corps de garde. Quand j’étais enfant le magasin avec les stores était spécialisé dans les objets religieux. C’est là qu’on m’a acheté le missel, les images de ma première communion etc. Aujourd’hui c’est une brasserie.

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  • Mon grand-père était photographe amateur. Il avait un petit atelier pour développer ses prises de vues. Quand j’étais enfant, cette petite pièce sans fenêtre était magique. Grand-père n’avait plus le temps de développer ses photos, mais l’endroit renfermait encore de nombreux trésors. Les étagères étaient pleines d’albums. Sur le sol les panières de grand’mère regorgeaient de lingeries : pantalons fendus, bordés de dentelles, jupons brodés, nappes, serviettes etc. En somme tout un trousseau pour jeune fille de bonne famille. Mais revenons aux photos ! en voici deux sous-titrées par grand-père : Balade sur la Lauch en 1913. 


    Si je voulais faire de l’humour je dirais : les hommes se prélassent tandis que les femmes lavent le linge.

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  • Aquarelle de Jean-Jacques Waltz dit Hansi :
    Lavandières Alsaciennes à Colmar.
      Je me souviens très bien de cet endroit.  C'est le Waschhizala au bord du Brannbachel, rue de la Cavalerie. Il y avait plusieurs endroits de ce genre dans la ville.
    Il m'arrivait d'accompagner la lingère attachée à la maison de mes grands-parents lorsqu'elle allait faire la lessive dans la rivière juste avant le confluent avec la Lauch, face au marché couvert.


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    Grand-père était bel homme, ayant reçu une éducation irréprochable. Il ne sortait jamais sans son chapeau et sa canne à pommeau d'argent. Son comportement était tel, que les gens qui parlaient de lui ou s'adressaient à lui, disaient "Monsieur le Baron". Il avait une soeur qu'il appelait tendrement "Madame la Marquise d'Argencour". Elle était veuve. Son mari défunt avait un blason de famille qui ressemblait à celui des rois de France, lys d'argent sur fond de gueule. Moi, avec l'innocence de l'enfance, je pensais que grande-tante vivait au château d'Argencour, si tant soit peu un tel lieu existe. Mais voilà, ce sobriquet avait une toute autre valeur, si on peut dire ainsi. En effet bien plus tard grande-tante m'a dit :

    « Ma chère enfant, il est évident qu'au début du mois je suis marquise de bourse pleine et d'argent long, mais le reste du mois je suis marquise de bourse plate et d'argent court. »

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